27 décembre 2011

L'année 2011 se termine...

Encore plus hétérosexuelle qu'elle n'aura commencée !

Étrangement, par un double hasard, en l'espace de 2 semaines j'ai pu confirmer mon orientation sexuelle. Mais était-ce vraiment nécessaire ?
Non.





Tout à commencé en octobre 2008
( sic je me rends compte qu'il me faut 3 secondes de réflexion pour écrire la bonne année, que le temps passe vite...), lors de ma 3 ème sortie en club libertin. J'y fais la connaissance de ceux qui deviendront " mon amant préféré et mon amie qui se trouve être la femme de mon amant préféré " au cours d'une sortie de groupe du forum Doctissimo.

Je ne sais pas pourquoi, elle non plus, au bout de plus de 3 ans
de réflexion on n'a pas le début du commencement d'une explication, mais il se trouve qu'à un moment, on s'est embrassées toute les deux. Nous étions 5 dans ce coin câlin. Nous commencions tous à faire physiquement connaissance. Le hasard des mouvements nous a fait nous retrouver face à face. Le baiser est venu naturellement.

3 secondes ? peut-être 4 ?

- " tu n'es pas bi ? "

- " non... toi non plus ? "

- " non "

- " bon... messieurs !!! "
( je vous invite vivement à vous imaginer la scène, j'en ris encore aussi longtemps après !)


Je n'avais jamais été attirée par les femmes. Avant notre première sortie en club avec mon petit ami de l'époque, nous n'avions même absolument pas pensé à la bisexualité ( masculine ou féminine ) quand
nous pensions à la sexualité à plusieurs personnes. C'est une des facettes du libertinage qui nous était totalement passée au dessus de nos têtes. On s'était juste dit que si quoi que ce soit n'allait pas, on s'arrêtait.. Donc si une situation de bisexualité s'était présentée, et si elle n'avait pas eu l'aval de l'un d'entre nous, cela ne se serait pas fait, tout simplement. Et inversement si quelque chose que nous n'avions pas anticipé se profilait, on l'aurait fait si nous étions tous les deux d'accord. Mais ça n'a pas été le cas avec la bisexualité.



Suite à ma première expérience hilarante, mais non concluante, je n'ai jamais été attirée par une femme, ni par les pratiques entre femmes. Je ne les ai donc jamais recherchées ni provoquées.


J'ai par contre reçu des propositions.
Les 6 premiers mois j'ai du accepter 3 ou 4 simples " papouille-bisou ", par curiosité, pour essayer, me disant que pour une expérience réussie, il faut tomber sur LA bonne personne, et que ce n'est pas chose facile.

Ennui, déception, voir dégoût même ! ( J'ai un gros problème avec la lubrification féminine, mais ça fera l'objet d'un autre article, ainsi que les ongles longs qui griffent et les cheveux qui grattouillent ou se collent dans cette ### de lubrification féminine, bref ! ).

J'ai donc mis le olà à ces simples papouilles, en me rendant à l'évidence que j'aurai pu comp
rendre dès le premier jour : je suis hétéro. Point barre.


Depuis 3 ans je refuse les avances des femmes.
Avec une certaine dose de lassitude, surtout pour les avances " wouaw c'est du vrai ? " d'une femme de 50kg-taille36-85A ébahies devant mon bonnet à moi. " ben oui c'est du vrai nunuche ! parce que du faux soumis à la pesanteur comme ça, je fais un procès à mon chirurgien esthétique là ! ". Enfin ça crève les yeux quand c'est de l'imparfait, donc du vrai quand même quoi... bref !





Il y a une dizaine de jour, alors que j'étais tranquillement au bar d'un club à discuter avec des amis croisés là bas, Elle a fait son apparition.
Pour la première fois depuis 3 ans, c'est Elle que j'ai remarqué avant l'homme qui l'accompagnait ( son mari ). Elle, et ce halo de lumière dorée qui l'entourait. Elle et son charisme renversant.
Le coup de massue passé, j'ai prêté attention à son mari, malheureusement pas à mon goût. J'ai donc sorti ce couple de mon esprit, vu que rien n'aurait été possible entre nous.


La soirée suivait son court, quand je les ai vu s'approcher du
matelas où j'étais en bonne compagnie. Ce boulet de... lumière est arrivée directement auprès de moi d'un " je peux ? ", sa main levée au dessus de mon corps nu. Incapable de répondre, je pense que j'ai du sourire, approuver d'un sourire.
Je ne me souviens plus tellement de la suite, la chronologie lambda de papouilles légères, puis appuyées, puis ciblées, assorties de bisous et léchouilles.
Sauf que quand sa main s'est posée sur moi je m'ennuyais déjà.

Entre frigidité malgré sa grande douceur, et déception, j'étais si bien avec mes zhoms moi... et eux comme son mari, galants, laissant les femmes entre elles comme il es
t courant de le faire dans le contexte libertin.

Au bout de peu de temps, je m'étonne qu'Elle continue, et avec autant de volonté à s'occuper d'une étoile de mer frigide. J'en viens même à être gênée de recevoir, sans donner. C'est typiquement le comportement du queutard-MDF qui vient approcher son sexe à sucer, qui en jouit, et qui... se casse !
Elle ne m'apporte physiquement rien, mais devant sa gentillesse et son charisme, j'ai envie de donner à mon tour. Rien de sexuel puisque ça ne m'attire pas, et ce n'est pas vraiment le moment de lui proposer une sortie shopping entre copine.

Alors j'ai simulé une réaction de plaisir sous ses caresses.
Je sais c'est mal, j'ai assez honte pour avoir mis 10 jours à vous l'avouer, alors pas taper svp.



Sauf que second effet kisscool, constater que ses caresses étaient appréciées lui a donner envie de continuer de plus belle ! Logique implacable, mais je n'étais pas en état de réfléchir aux conséquences de " donner ".


Elle s'est positionnée entre mes cuisses. J'allais lui expliquer que je ne voulais pas, mais la curiosité d'une première expérience de langue féminine a pris le dessus.

Frigide... encore...


Même en fermant les yeux, en me disant que ce n'est pas une femme, ce n'est pas possible, je SAIS, donc ça ne le fait pas.
Pourtant, du peu que je sens, c'est à priori ce que j'aime, mais avec un homme. Je continue donc mes soupirs, râles, cambrures simulés, honteuse, mais heureuse de constater que cela semble plaire à cette femme, ce qui est alors mon unique but.

Je remarque alors, que tout comme moi quand je prodigue une fellation, elle est bien embêtée par ses cheveux. Ils lui arrivent à la taille, mais avec un dégradé encadrant son visage, ils tiennent donc mal derrière ses oreilles, surtout quand son ardeur lui fait pas mal bouger la tête. Ils viennent se coller entre sa langue et mes lèvres, elle les repousse toutes les 20 secondes, moi à la rigueur je m'en fiche, mais je suppose que ça doit être aussi embêtant pour elle que pour moi en fellation.

Je jette un regard implorant aux 4 ou 5 hommes qui nous entourent, profitant du spectacle, mais ils doivent prendre ça pour mon expression habituelle au bord de l'orgasme, aucun ne vient à notre secours. Et je ne me vois pas casser l'ambiance " quelqu'un peut lui tenir la frange svp ? ".

C'est moi qui m'y colle.

( Prochain article, en plus du problème existentiel que vous posent souvent vos chaussettes messieurs, on parlera des cheveux de vos partenaires féminines, quand les tenir, comment les tenir, valable pour la partie de jambe en l'air ET la remontée de la fermeture éclair de la robe. Merci. ).


Si ma libido n'était pas au plus bas, là à, en plus de tout le reste, tenir les cheveux devenus collant de ma partenaire, c'est le fond du gouffre. Je m'ennuie, j'en ai assez, j'en ai marre de simuler tout en essayant de lui tenir les cheveux sans la gêner, mais paradoxalement j'ai toujours envie de lui donner.
Est-ce honnête de donner sincèrement en simulant ? Je n'en sais rien, mais c'est la seule solution satisfaisante que j'ai trouvé pour satisfaire mon envie, et visiblement la sienne.


J'accentue ma simulation, elle accentue ses gestes, par l'escalade des choses je commence à sentir une " chaleur " que vu la distance depuis laquelle je pars, on peut très largement qualifier d'orgasme. Je " jouis " gémissements parlant. Et voilà.



Ne montrant pas de signe immédiat d'inversion des rôles dans le cuni, style la fille ravagée par son orgasme et qui a besoin de se reposer pour refaire surface, les hommes sont invités à re-venir se joindre à nous. Je les placerai tactiquement entre nous. La soirée reprends sont cours annoncé de " pluralité masculine ". Elle a l'air heureuse et comblée par son mari et leurs partenaires. C'est tout ce qui m'importe.

J'écourte ma soirée, les hommes n'étant pas revenus avec ma libido sous le coude.


A Elle si Elle me dit : merci, parce que malgré le vide cosmique physiquement parlant, malgré ma grosse bêtise de simuler plutôt que d'abdiquer, malgré ma confirmation que je suis hétéro, c'était beau de donner à une dame, autrement qu'en lui recommandant un ami.



( photo absolument pas représentative, mais que j'aime bien )




Cet après-midi je devais sortir en club, mais un accident domestique me met la jambe droite hors service pour du sexe. ( vous vous êtes déjà explosé la jambe en arrosant votre cactus vous ?)

Direction donc le Théâtre Chochotte. Pour le plaisir d'une nouvelle visite là bas. Et pour un ultime soupçon de curiosité " et si malgré son charisme Elle n'avait pas encore été LA bonn
e personne ? Voyons si aux Chochotte je ressens autre chose que le plaisir du spectacle de danse ".

Rien, nada, niente, et limite de l'ennui aux scènes plus sexuelles que dansantes ou humoristiques.


Je vous laisse, il faut que j'aille démaquiller ses traces de rouge à lèvre dans mon décolleté avant de filer au lit, et oui j'ai encore bien rigolé avec les filles aux Chochottes, mais juste rigolé...



Bon et maintenant on me fout la paix avec les nanas hein ! Marre...

Messieurs, à vous l'honneur !

13 commentaires:

  1. Merci de ce blog absolument savoureux chère Camille
    Bonne année à vous, et au plaisir de se croiser un jour ...
    Patrick

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  2. et oui, malgré un poncif tenace, un conformisme salace, il y a peu de femmes bi.
    (cela dit, peu à peu, l'idée que ce n'est pas tant le genre que la personne avec qui on partage du plaisir qui importe, cette idée devrait faire son chemin dans votre esprit comme elle l'a fait dans le mien, et le plaisir s'en suivre. ou pas...)

    il y a longtemps, répondant à un amant notoirement non bi qui me reprochait justement de ne pas envisager avec complaisance "d'aimer" une femme pour un trio, je répondais : et si le trio était HHF, embrasserais-tu l'homme, le sucerais-tu ? non, alors pourquoi est-ce que cela devrait être une évidence pour moi avec une femme ?

    j'aime quand on ose affirmer et sortir de ce conformisme.

    cela n'empêche en rien de trouver les spectacles féminins sexy excitants, non par parce que l'on a envie d'elles mais parce que c'est justement fait (et bien fait) pour être sexy, que ce soit par identification ou par voyeurisme, ou juste pour l'érotisme de la chose.

    belle année à vous !

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  3. C'est aussi ma réponse à tous ces hommes qui essayent de nous pousser à la bisexualité féminine, à LEUR fantasme de voir 2 femmes ensemble : " et toi alors quand est-ce que tu te fais sodomiser par un homme ? " ( appuyé par un cliché tout aussi énorme de la bisexualité masculine = sodomie ).
    Et là ça calme ^^

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  4. cette bisexualité feminine quasi obligatoire dans le milieu libertin est un peu étouffante ... bravo pour cet article

    et heureusement que les femmes préfèrent les hommes

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  5. Coucou et Bonne année sur ce blog! (oui, on a dû se la souhaiter déjà sur les autres sites. ;) )

    Pour réagir, c'est vrai que la bisexualité féminine est assez omniprésente dans le milieu libertin. Y'a pas une soirée où deux demoiselles ne se caressent pas dans un jacuzzi, tout en ameutant la horde de MDF en même temps. (c'est terrible, dès que deux femmes s'embrassent, dix hommes s'amassent autour, alors que finalement, elles font ça pour que ça reste entre elles, pas pour partir avec 5 types chacune après!)

    Bref, juste pour dire que de notre côté, cette bisexualité reste une source de fantasme pour M. (ma moitié), elle ne se sent pas du tout prête à avoir une relation avec une femme, et pourtant rien que la vue de deux femmes s'embrassant lui procure une excitation terrible. La dernière fois à l'Eclipse d'ailleurs, je n'avais pas remarqué qu'une très très jolie demoiselle (avis masculin) lui faisait des avances sous marines sur la cuisse. Après qu'elle a tout gentiment refusé avec le sourire, j'ai vu son regard vers moi qui en disait long: "putain, pourquoi j'ai dit non!" Ce qu'elle m'a confirmé juste après, son approche si tendre et douce (certaines sont parfois très agressives) l'aurait bien tentée.

    Maintenant, je pense qu'elle cherche juste une expérience et que la bisexualité ne sera peut-être pas une de ses pratiques courantes. Elle a d'ailleurs beaucoup plus de facilité à se faire caresser par un homme que par une femme. Qui vivra verra....

    Chaque cas est donc unique à mon avis, le tien étant très clair! lol

    Bonne année encore!
    Bises.
    X.

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  6. " rien que la vue de deux femmes s'embrassant lui procure une excitation terrible "

    Miss MMXVD a donc un potentiel bi un milliard de fois plus élevé que le mien ^^ Voir 2 femmes ensemble me laisse de marbre niveau excitation. Jusqu'alors j'en étais juste curieuse. Me demandant pourquoi c'était si minable pour moi, alors que ça a l'air vraiment chouette pour elles.


    Bonne découverte à Miss MMXVD !
    Et bonne année à vous 2 !

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  7. La découverte, on n'est pas encore là! lol
    Ce qu'il faut retenir, c'est que chacun vit la chose comme il l'entend... sinon c'est même pas drôle! ;)

    Bonne année encore! (On se retrouvera sûrement sur un forum pour un nouvel épisode de "Ghostbusters"! ;) )

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  8. Est-on jamais sûre de son orientation sexuelle? N'est-elle pas variable, changeante, au gré des circonstances, des rencontres? Je suis une presque vieille dame indigne qui refuse d'être enfermée dans des catégories rigides....
    Bien à vous.

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  9. Bonjour Missdactari,

    Nous avons compris que vous aviez bien terminé l'année 2011, n'ayany plus le plaisir de lire vos commentaires, avez vous bien débuté 2012 ?

    En espérant vous trouver en pleine forme.
    Amicalement

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  10. Très bien débuté 2012 aussi oui !
    Juste moins d'inspiration pour prendre la plume en ce moment, mais toujours autant de plaisir en sortie ;)

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  11. Heureux de constater que tout va bien. L'important étant d'en profiter, vous avez bien raison .... et toute la vie devant vous pour écrire vos "mémoires" :D

    Pour notre part un début d'année studieux qui n'a pas laissé de temps aux "sorties" ... heureusement que notre lit est confortable et nos envies toujours au RDV !

    Bonne continuation ... et n'oubliez pas quand même de nous faire partager vos dernières découvertes ;)

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  12. Miss dactari, j'adore votre franc parler.
    J'ai rit à la lecture de "quelqu'un peut lui tenir la frange".
    J'espère avoir la chance un jour de vous rencontrer :o)

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  13. Camille,

    nous ne pouvons pas échapper à notre nature ni à l'insondable légèreté des molécules qui nous composent.

    Tes molécules d’homo-sapiens-sapiens femelle ne supportent pas les molécules d'une autre homo-sapiens-sapiens femelle: bon, c'est comme ça, faut pas chercher à comprendre.

    Moi aussi, je me suis posé la même question, ai essayé la même expérience, plusieurs fois pour être bien certain, avec un homo-sapiens-sapiens mâle, mais avec différence d'expérience importante: il s'en est fallu de peu qu'il se prenne ma hache en silex sur le crane pour insister lourdement après que je lui ait signalé que je ne voulais pas aller plus loin (qu'est-ce qu'on peut bien attendre d'un chasseur-cueilleur qui est resté trop longtemps à l’affût d'un gros mammouth?).

    D'ailleurs, depuis cette époque, MDF veut dire pour moi "Macaque Dur comme Fer (chez homo-sapiens-sapiens, on connait pas les articles).

    Nonobstant, si je n'ai pas eu de feeling ("toi contre moi Boum-Boum" en HSS) avec un bon gros chasseur-cueilleur bien poilu sous les aisselles, je me vois depuis quelques temps reluquer des êtres un peu particuliers, c'est à dire ceux qui, très, très HSS femelle, ont un beau physique de matrone gardienne du foyer avec un bon gourdin entre les jambes...

    Je ne sais pas trop ce que cela pourrait donner, mais je crois que je vais essayer,

    tout en gardant ma hache en silex sous le coude, évidemment.

    Bises et poigne à qui de droit,

    Alaska.

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