24 mai 2011

Ces souvenirs libertins... non sexuels.

Sujet de discussion avec un ami libertin hier soir, à propos de ces souvenirs qui nous ont marqués, émus, fait sourire, fait rire, ...
Pas nos plus beaux jeux pluriels, pas nos meilleurs orgasmes, pas nos soirées les plus exceptionnelles, mais ces petits riens extérieurs au sexe en lui même.
Ce qu'il peut se passer quand on a encore ( presque ) sa robe, ou bien longtemps après s'être rhabillés.


Je me souviens d'un moment particulier, qui m'avait fait fondre ( presque niais, mais peu importe ) :

J'étais sortie seule en club, et y avait rencontré deux hommes. Deux amis de longue date, qui ont pour habitude de sortir ensemble, et d'aborder des couples ou des femmes ensemble.
Leur démarche est toujours la même, et a fait ses preuves : ils se mettent à disposition pour combler madame ( guidés par son accompagnateur si il y en a un ). Par l'intermédiaire du staff du club qu'ils connaissent bien et qui est complice. Ils disent au staff " tel couple/F nous plaît ". Et le staff va transmettre " les 2 messieurs là bas sont à votre disposition... si vous le voulez ". Ainsi ils gardent une retenue vis-à-vis des couples/F, leur laissant carte blanche.

Certains diront que c'est facile de se cacher derrière les jupes du staff pour ne pas assumer un refus de front. Mouais vu comme ça... Mais je remarque que ces piques viennent de ceux qui n'auront réussit à aborder personne, jaloux !
Moi cette technique me plaît, peut être pas pour le fond, mais au moins pour la forme, qui me change du " bonjour, c'est la première fois que vous venez ? " ou sa variante " bonjour, vous venez là souvent ? ".

Et bien cette technique leur réussit plutôt bien... surtout avec les femmes seules !

La raison est simple : la plaie de nos trio FHH, c'est la concurrence entre les coqs, qui tellement pressés d'être THE First, en oublient que la F entre eux est à l'instant précis l'impératrice suprême de l'univers, pas l'arbitre d'un duel de coq...
Donc deux amis de longue date, expérimentés en FHH, ayant depuis longtemps oublié la définition du mot " concurrence ", capable d'une proximité sans craindre une bisexualité non désirée, dans la camaraderie et l'entraide ( " je te passe un préso quand tu en as besoin " ), c'est juste : l'apogée du FHH pour une femme seule.

Notre trio fût superbe. J'étais d'humeur " bestiale ", ils l'ont bien compris, et ont joué de plus en plus loin dans ce sens. Vers la fin on était plutôt dans du catch sur lit de velours que dans un massage à 4 mains... pour notre plus grand plaisir à tous les 3 !

Excellent souvenir, mais ce n'est pas celui là le plus fort de cette soirée.

C'était après notre trio. Vaincue ils m'escortent jusqu'à la salle de bain, où par galanterie ou pudeur, ils veulent me laisser me rafraîchir seule. Une fois revigorée, je les retrouve nus, à rire comme les vieux amis qu'ils sont, sur le canapé devant la salle de bain. Et je leur cède la place.

Quelques minutes après, assise au bar, je les vois arriver, métamorphosés ! Les deux fauves rieurs de tout à l'heure sont redevenus ces timides gentils-hommes-seuls-qui-n'embêtent-pas-les-femmes. Pendant le trio j'avais complètement oublié cette personnalité que j'avais pourtant vue à mon arrivée !

Ils allaient retourner vers LEUR place, tout au bout du bar, limite cachés par le seau à champagne géant, mais bifurquent vers moi.
Et là j'ai eu l'impression d'être la sévère maîtresse d'école devant les deux gamins qui auraient une bêtise à confesser.
" Et bien heu... on aurait voulu te dire heu... enfin heu... "
Je crois abréger leurs souffrances en descendant de ma chaise de bar, en les enlaçant, et en soufflant un " merci " sincère.
Mais non.
" ha ba de rien, c'était un plaisir ! mais heu... ( grande inspiration ) on revient vendredi prochain, et on espère que tu seras là ".
Rouges comme des tomates, essayant de cirer leurs chaussures du regard, les bras d'orang-outan balançant nerveusement le long du corps.

Rho c'est meugnon ! Bêtes de sexe il y a 10 minutes, à la limite des violences physiques et verbales, sans la moindre hésitation. Et là, à avoir la trouille comme un pré-ado qui s'apprête à smacker sa copine de CM2.


J'ai été émue de découvrir les hommes derrière les partenaires de baize.


J'ai dit que je serai là, et déjà très impatiente !

Ils ont répondu de même, et " bon on va te laisser, on ne veut pas insister ", avant de reprendre LEUR place au bar, à disposition pour la prochaine femme qui leur plaira... si elle le veut. ;)



NB : Je les recroise régulièrement, maintenant plus de message transmis par le staff, ils savent qu'ils ne me dérangent pas si ils viennent directement me dire bonjour, et que les chances pour qu'on se recroise dans les alcôves au cours de la soirée sont... maximales ^^ Tant qu'ils gardent cette bipolarité du bisounours qui demande si on peut jouer ensemble, à la bête enragée 3 minutes après, et au retour du bisounours qui vient dire Merci avec les pieds en dedans. J'adore !

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