24 janvier 2010

De l'air !

* j'écris cet article avec en fond sonore ma soeur essayant de tester la résistance ultime du piano ( et de mon self-control ) en une interprétation très personnelle de " Pirates des Caraïbes " à la main droite, et de la main gauche " We will rock you ", pour voir si les basses peuvent réveiller le thème ( oui il y a quand même de la recherche dans l'expérimentation il faut l'avouer ) * <- c'était l'excuse de m*rde pour mes potentielles fautes d'orthographe ^^




De l'air ! Du grand air même !









Je suis une fille, donc par définition : chiante. Pour les kokineries, il me faut mon petit confort, ce qui a lancé le fou rire ce week end à l'hyppo.

J'y suis donc sortie, accompagnée d'un ami. Nous arrivons pile à l'heure, le temps passe vite à l'hyppo. Enchainement traditionnel : entrée, vestiaire, douche, jacu. Un couple barbotait déjà, et nous accueillent par un bonjour souriant quand nous plongeons à côté d'eux. Coup d'oeil à mon accompagnateur : ils nous plaisent ( plus besoin de se parler, on se fait comprendre ces choses là d'un regard). C'est difficile à expliquer, mais en club, quand je croise certaines personnes, je sens tout de suite si il y a ce petit quelque chose qui change tout. Un simple sourire à notre arrivée au jacu ? Oui, çà suffit à donner l'envie de plus. Mais pas pour le moment, les esprits sont encore à la détente dans la partie balnéo.

Nous quittons le jacu, direction le hammam ( je crois que ce couple ira au sauna ).







Je profite de l'humidité, de nos corps ruisselants pour commencer à caresser mon accompagnateur. J'aime quand mes mains glissent presque aussi bien qu'avec de l'huile de massage. Lui fait de même, jusqu'à ce que la température nous fasse abdiquer de nos caresses de plus en plus poussées, et nous réfugier sous la fraicheur de la douche. Coup d'oeil au reste de la balnéo, le couple du jacu n'est plus là.


Ne voulant pas faire trop baisser la température, nous partons nous perdre dans le labyrinthe des coins câlins.









Il est encore tôt, c'est assez calme dans le labyrinthe, les clients sont encore au bar ou dans la balnéo. On monte !
L'hyppo, fidèle à lui même, si c'est calme en bas... c'est que çà l'est beaucoup moins en haut à l'étage romain ! ( effet mouton de panurge ? mouais bof... je préfère dire esprit de groupe libertin ). Légère déception : le lit central est occupé par 2 couples, qui par leur disposition prennent toute la place. On aurait pu éventuellement leur demander si on pouvait se joindre à eux ( et donc avoir une petite place ), mais leurs orgasmes avaient l'air très proches ( et effectivement on a constaté 2min après qu'ils l'étaient ), nous n'avons pas voulu les déranger au mauvais moment. Nous nous sommes donc tournés vers les lits entourant ce fameux lit central, et qui étaient déjà tout bien occupés, sauf le premier à droite en rentrant. Un couple était sur le côté, l'autre côté étant vide. En regardant de loin je les reconnais ! Le couple du jacu ! On s'approche, on capte un regard, un sourire, on peut s'installer.









Avec mon accompagnateur nous reprenons là où nous nous étions arrêté dans le hammam. J'avais l'intention de profiter un moment de lui avant d'aborder notre couple voisin. Difficile d'avoir la notion du temps dans un coin câlin, mais commençant à très bien nous connaitre, je pense qu'en une petite quinzaine de minutes nous avions fini d'abuser réciproquement de nos corps, et prenions quelques instant de détente-câlin avant de continuer. Pendant ce temps les 2 couples sur le lit central avaient eux aussi terminé, et étaient descendus se remettre de leurs émotions.








Premier fou rire de la soirée : ( oui je sais : le sexe c'est du sérieux, mais si on peut en rire alors tant mieux ! ) nous entendons, venant de l'escalier tout proche de nous, un cri étouffé de stupeur " ho mais qu'est-ce que tu fais là ! ", puis un éclat de rire " ben et toi alors ! ", puis re-éclat de rire " ha ba oui t'as raison ! ", et 4 personnes ( 2 cpls ) qui éclatent de rire ensemble " chéri, je te présente machine, ma chef, et machin son mari ".
Avec notre couple voisin, interrompus dans nos élans respectifs, nous nous jetons un coup d'oeil rigolard, amusés de cette situation ( que, avouons-le, nous fait bien rire...quand elle arrive aux autres ! ).







Un couple débouche de l'escalier en riant ( mais je ne sais pas si c'est l'employée ou la chef ), et s'attardent devant " notre " coin câlin. Le sourire aux lèvres ( du vrai ? ou une composition pour garder la tête haute après s'être fait griller ? je ne sais pas trop, mais peu importe, ils arrivent comme un rayon de soleil, et çà j'aime ! ), ils demandent si on peut leur faire une petit place. Ok pour tous les 4, donc chacun se décale d'une demi longueur de paréo pour les laisser monter.


J'aime ces situations de crise du logement : les corps se frôlent, se rapprochent, les choses évoluent naturellement.
Difficile de décrire ce qu'il s'est passé ensuite : 3 femmes, 3 hommes, des couples qui se mélangent, des changements de partenaires, de places, de positions, des duos, des trios...

C'est là que l'étage romain prend vraiment de sa définition : c'est de l'orgie pure et dure, tout simplement, comme on l'aime. J'ai remarqué que dans ces moments là il y a très peu de mots échangés, comme si ils étaient inutiles, on se comprend d'un regard, d'un geste. Tout le monde à l'air sur la même longueur d'onde, comme un clan de vieux amis de la fac, qui se connaissent sur le bout des doigts ( et de la langue ) depuis des années. Un observateur extérieur aurait été incapable de dire qui est " en couple " avec qui. En plus nous avions de quoi brouiller les pistes : la différence d'âge dans mon " couple ", et les différentes origines des autres couples ( 2 cpl d'origines variées, que par réflexe on aurait tendance à assembler différemment ).







Deuxième fou rire de la soirée : pour la troisième fois où je changeais de position, j'en profite pour jeter un coup d'oeil au reste de l'étage romain ( comme une remontée de surface du fin fond abyssale de " notre " coin câlin ), et je remarque que le lit central était toujours inoccupé. J'en souris : 3-4 personnes sont adossées aux colonnes de pierres, visiblement ils n'osent pas s'installer au milieu, trop exhib sans doute comme situation.
Mon partenaire à ce moment là, voyant mon sourire, regarde par dessus son épaule, puis regarde " notre " coin, puis exprime en chuchotant à mon oreille ce à quoi je pensais à ce moment précis : " on est forts quand même : à 6 dans le plus petit coin de l'étage, alors que le lit central est vide ! ". Je rie, en me replongeant dans la mêlée.
Pour ceux qui ne connaissent pas l'hyppo : le premier coin à droite, donc " notre " coin, doit faire 1m50 sur 2m, ouvert sur une longueur ( mais avec une sorte d'arche décorative de chaque côté, donc ne permettant pas de dépasser du matelas), et dont l'autre longueur est escamotée par le toit en pente. Donc à 6 personnes, c'est petit, très petit. Tandis que le lit central fait 3m sur 3m, ouvert sur 3 côtés.







Le jeu à 6 se prolongera pendant un délicieusement long moment. Le premier couple présent partira en premier. Mon accompagnateur et la femme de l'autre couple suivront pour aller se rafraichir, et moi comme souvent je profiterai des dernières ressources de cet homme avec qui le courant passe vraiment très bien ( gourmande ? rho si peu... ^^ ).







Les meilleures choses ont une fin, le scénario habituel reprendra donc le dessus : douche, coca, hammam, douche, vestiaire.



Une super soirée, comme je les aime.






notes personnelles :

- simuler auprès du barman qu'il fait trop chaud en haut avant d'avoir trop chaud, pour anticiper l'allumage de la clim

- mettre un paréo ou une serviette entre le mur en pierre romaine et mon avant-bras gauche

- continuer à toujours venir à l'hyppo avec ma trousse ( initialement pour l'huile de massage, les mentos, la clé de vestiaire et parfois les menottes ), ET la recharger en présos, ils sont radins à l'hyppo : c'est 1 préso par bracelet-clé de vestiaire, dans un jeu à 6 çà part vite...





crédit photo : môa, voyage dans l'ouest du canada, été 2006

12 commentaires:

  1. Une bien belle soirée, dirait-on. Quelle énergie... :)

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  2. Sébastien Valmont25 janvier 2010 à 05:55

    Sympa ta soirée effectivement! Tu ne m'avais pas dis que tu avais un blog!

    Je passerais te lire plus souvent!

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  3. Un billet très "vivifiant" et vraiment agéable à lire. Bises.

    Libertango & Lamyss

    ps : il va vraiment falloir que l'on aille dans ce club.

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  4. M. Chapeau = J'étais très contente d'y aller ( pas retournée à l'hyppo depuis avant noël ), et d'y retrouver cet accompagnateur avec qui le courant passe très bien, donc oui en arrivant j'avais la pêche !

    Séb = Et tant d'autres talents cachés...

    L&L = wi l'hyppo est incontestablement à voir !
    Comme presque partout les soirées y sont méconnaissable d'un jour à l'autre ( la précédente je n'y avais pas trouvé de partenaire, les gens restaient dans leur couple, peu de mélanges ), mais à voir !

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  5. Vous avez essayer la combinaison double Trio ????

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  6. Heu... si on considère que la combinaison double trio ce sont 2 trios en côte à côtisme, alors oui déjà fait ( sur le grand lit, ou dans un autre club). Mais à cette soirée de l'hyppo, vu le peu de place du coin câlin sous les toits, les 2 trios auraient interagit entre eux. Donc peut être que çà a été fait, mais vu le bazar de mélange des corps, difficile de déterminer " ces 3 là ils font un trio, et ces 3 autres là font un autre trio ".

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  7. lol .... un beau mélange à 6 quoi ....

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  8. "comme une remontée de surface du fin fond abyssale de " notre " coin câlin"

    Cela nous fait le même effet à chaque fois que nous libertinons. nous perdons toutes notions du temps, mais nous perdons également toutes notions de lieu, d'environnement. C'est peut être cela qui fait qu'en plein acte, les libertins ne sont pas "trop" dérangés par les voyeurs.

    Sinon, très jolies photos. J'espère que tu as changé ton Sony depuis 2006. Parce que les compositions et les prises de vue sont belles, mais la qualité de l'appareil ne reproduit pas la beauté des paysages. (et le talent du photographe)

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  9. Les voyeurs je ne saurais même pas dire si il y en a eu. Assurement oui, rien que les gens des coins de l'autre côté du lit central, qui pouvaient nous voir, mais je n'y ai pas du tout fait attention.
    Par instinct du survie on fait attention au plafond en pente, mais c'est tout ^^

    Pour les photos, certaines viennent d'un Sony ( enfin si tu le dis je te fais confiance ) de l'amie avec qui j'étais en vacances, d'autres d'un appareil jetable acheté là bas, après que mon argentique se soit noyé dans l'océan pacifique ( je n'avais pas encore de numérique à l'époque ).
    Quand aux paysages traversés pendant ce voyage... c'est juste le paradis !

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  10. tu es plein decharmes caches ma belle
    sweet kiss

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  11. Superbes photo et un récit très sympathique ! Bravo :-).

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